Renouvelables : c’est le mot magique ! On commence aujourd’hui à s’inquiéter des effets de la raréfaction prochaine des énergies fossiles, non renouvelables avant des millions d’années : le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Développer les énergies renouvelables, c’est donc l’une des solutions envisagées pour résoudre ce problème considérable. Mais c’est aussi une solution pour commencer à résoudre le problème posé par le gaz carbonique produit quand on brûle du pétrole, du gaz ou du charbon : l’augmentation de la teneur de ce gaz dans l’atmosphère va rapidement conduire à un réchauffement de la température terrestre et, sans doute, à d’importants dérèglements climatiques.
Les énergies renouvelables ne manquent pas : il existe différentes ressources comme l’eau (l’énergie hydroélectrique), le soleil (l’énergie solaire), le vent (l’énergie éolienne), la chaleur du sous-sol terrestre (l’énergie géothermique)… et d’autres comme l’énergie verte et le recyclage des déchets.
L’énergie solaire peut être utilisée de différentes manières. D’abord en transformant la lumière en électricité, grâce aux capteurs photovoltaïques. Ensuite, en utilisant directement la chaleur : on peut construire des bâtiments et des habitations en fonction des effets bénéfiques du soleil pour le chauffage en hiver, afin d’en profiter au maximum. C’est ce qu’on appelle l’architecture solaire passive. Et enfin, en transformant la chaleur en électricité, grâce à des centrales électriques solaires par voie de haute température.

Le toit du stade Geoffroy Guichard de l’AS Saint-Etienne s’est récemment couvert de panneaux photovoltaïques
L’énergie hydraulique nous sert principalement à fabriquer de l’électricité dans les centrales hydroélectriques. Pour cela, on se sert de l’énergie des chutes d’eau. De l’eau qui tombe d’une chute apporte en effet une énergie beaucoup plus concentrée que de l’eau qui coule dans une rivière. L’énergie éolienne, quant à elle, utilise l’énergie du vent que l’on capte grâce à ces grandes machines qu’on appelle éoliennes. L’avantage de cette énergie est qu’elle peut être utilisée quasiment partout sur la Terre, utilisant cette énergie sous ses différentes formes : vents planétaires globaux des tropiques vers les pôles, vents locaux de la mer vers la terre, vents de montagne des sommets vers les vallée etc.
La géothermie utilise l’énergie de la terre. Le principe de la géothermie est d’utiliser l’eau chaude en sous-sol pour récupérer une partie de la chaleur. Elle peut être utilisée directement pour le chauffage et, quand l’eau est suffisamment chaude, pour la production d’électricité. La géothermie est une énergie renouvelable, à condition que l’eau chaude souterraine soit exploitée avec modération, car elle ne se réchauffe que lentement.
L’énergie verte, c’est celle qui nous vient des végétaux. Beaucoup de végétaux sont de véritables petites usines à fabriquer de l’énergie chimique à partir de l’énergie lumineuse du soleil. L’énergie des végétaux peut être utilisée de 2 façons : en brûlant du bois ou en fabriquant des biocarburants.
La transformation des déchets : Les déchets produits par les activités humaines tels que les déchets ménagers, industriels, les boues des stations d’épuration des eaux, les déchets agricoles et les résidus de bois peuvent être utilisés pour fabriquer de l’énergie. Pour ce faire, on a recours à deux méthodes : l’incinération (les déchets sont brûlés en produisant de la chaleur, de l’électricité ou les deux) et la méthanisation : les déchets d’origine biologique sont transformés en méthane (biogaz). Ce méthane peut ensuite être utilisé comme le gaz naturel : en étant utilisé comme combustible industriel pour produire de l’électricité et de la chaleur, carburant automobile ou injecté dans le réseau de gaz de ville.
Toutes ces énergies sont autant de solutions à l’épuisement des énergies fossiles mais elles en sont encore à leurs débuts, et sont donc relativement coûteuses. Leur développement passe par des subventions gouvernementales. De plus, la plupart d’entre elles aboutissent à la production d’électricité. Et, dernier défaut, elles ne pourront jamais remplacer le pétrole et le gaz pour fabriquer les produits dérivés de ces derniers (plastiques, fibres synthétiques, etc.).
Développer les énergies nouvelles pour préserver autant que possible le pétrole et le réserver à la fabrication de produits « nobles » ; adapter notre manière de vivre, d’habiter, de se déplacer et de travailler à ces nouvelles formes d’énergie : voilà le grand défi des prochaines décennies. Et c’est l’affaire de tous car il faudra aussi faire des économies d’énergie : les énergies renouvelables ne peuvent pas fournir des quantités d’énergie aussi importantes que celles que l’on dépense actuellement dans le monde.
Florent Delattre
© Photo : Blog Miwim sur l’environnement.