Il est clair que l'homme joue un rôle primordial quant aux dégradations que subit la Nature, la Planète. Nous le savons, tout le monde en parle, c'est même devenu rien moins qu'une mode. Des expressions fleurissent pour qualifier l'attitude à adopter pour être « in » : le geste citoyen, l'éco-participation, la responsabilité environnementale...
hangements. L'homme est depuis longtemps capable de limiter son impact sur la Nature : prenons l'exemple des véhicules à moteur : depuis 1929 il existe des moteurs à eau (cf. tracteur McCormick-Deering*) et récemment l'idée a refait surface, provoquant une controverse à mon sens voulue par les personnes à qui profitent le marché pétrolier. En effet, le moteur à eau fonctionne, et l'eau tombe du ciel : elle est gratuite.Image: Tracteur McCormick-Deering
Le problème est donc avant tout économique. L'économie est un diable pour lequel l'homme est prêt à se (con)damner. En effet ne voyons pas dans le projet de sauver la Terre autre chose que le projet de sauver l'humanité : si la destruction de la Planète n'avait aucune incidence sur la vie des hommes, on n'en parlerait pas plus que des animaux qu'on ébouillante vifs ou qu'on électrocute pour fabriquer de la belle fourrure.
C'est donc tout naturellement que l'écologie devient à la mode quand on commence à y trouver des intérêts économiques. Cela sert de prétexte à des taxes astronomiques pour qui ne respecte pas l'environnement. On vous vend des produits « verts » qui respectent la nature. On vous fait payer les sachets autrefois gratuits au supermarché. On vous fait croire que la voiture électrique est propre, cela dit, on ne produit pas l'électricité à partir de rien... Extrait de l'article « Production d'électricité » dans Wikipédia :
Origine de la production [d'électricité] dans le monde en 2004
- Charbon : 39%- Gaz naturel : 20%- Énergie hydraulique : 16%
- Énergie nucléaire : 16%
- Pétrole : 7%
- Énergies renouvelables hors hydraulique : 2%
Origine de la production [d'électricité] dans le monde en 2004
- Charbon : 39%- Gaz naturel : 20%- Énergie hydraulique : 16%
- Énergie nucléaire : 16%
- Pétrole : 7%
- Énergies renouvelables hors hydraulique : 2%
En somme, la source principale de l’inaction écologique est le système économique actuel. Si on veut changer les choses, il y a donc deux choix possibles : adopter un nouveau système, ou dans une optique plus réaliste, adapter le système actuel. C’est ce choix que préconise notamment Muhammad Yunus, qui a mis en œuvre un « social business »* grâce à la récompense d’1,1 millions d’euros qu’il a reçue pour son prix Nobel de la paix en 2006 : un changement est donc possible, et l’économie, utilisée à bon escient, pourrait devenir un moteur pour l’action écologique.
* Tracteur McCormick-Deering :Témoignage accompagné de documents photographiques[PDF] Extrait du livre de Pierre Langlois, Rouler sans pétrole, 2008
* Le Nouveau Capitalisme selon Muhammad Yunus :Présentation sur facebook (ou à défaut Définition du «social business» sur Wikipédia)
[VIDEO] Impact environnemental
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