lundi 16 mars 2009

Des catastrophes naturelles, pas si naturelles que ça !

Aujourd’hui on parle de toutes catastrophes climatiques comme des catastrophes naturelles. Notre planète en a toujours connu. Le tsunami du 26 décembre 2004 en Asie est là pour nous le rappeler bien tristement. Néanmoins nous sommes confrontés à des phénomènes nouveaux : Les conséquences de ces catastrophes sont de plus en plus dramatiques, du fait des activités de l’homme qui changent notre environnement. L’impact des catastrophes dites naturelles dépend largement du facteur humain.

La Terre est active. Chaque année dans le monde, la terre tremble plus d'un million de fois et chaque séisme provoque la mort et la désolation. Chaque jour, la foudre frappe le sol au rythme de 50 à 100 impacts par seconde. Bien qu'ils portent des noms charmants, chaque cyclone ravage tout sur son passage. Volcan qui se réveille, tornade à la puissance fulgurante, séisme entraînant un tsunami dévastateur.L’homme essaie en vain, avec tous les progrès technologiques, de maîtriser les colères de la Terre. On peut même dire, au contraire, que l’homme aide les catastrophes naturelles à être plus dévastatrices.Les modifications du climat global, d’origine humaine, engendre une multiplication de la force et la fréquence des catastrophes climatiques. Depuis 1900, la température moyenne de l’atmosphère a augmenté de 0,6°C, et cette augmentation, apparemment insignifiante, a pourtant déjà de profondes répercussions.Les orages et les tempêtes sont plus violents, favorisés par une atmosphère plus chaude. Le dernier El niño (renversement des courants dans le pacifique) a été plus long et plus intense, avec sécheresses dans une partie du monde et pluies torrentielles dans une autre. Les précipitations ont augmenté, et en 2000 le record a été dépassé. Des inondations sans précédent ont frappé tous les continents et fait des milliers de victimes.

Les décisions de l’homme ne sont pas toujours judicieuses. Sont-ce les séismes, les typhons qui tuent, ou la décision administrative de construire sur un terrain sismique ou une zone inondable ? Les soubresauts de la terre de Sichuan sont-ils les assassins des enfants enterrés vivants sous leur école, ou sont-ce les entrepreneurs qui n’ont pas respecté les normes antisismiques ? Comment ne pas voir que les tempêtes dévastatrices résultent d’une politique de déforestation excessive ? Que les récifs de corail abimés par la pollution ne freinent plus les vagues ? Que le pompage des nappes de pétrole supprime progressivement les coussinets d’amortissement des secousses telluriques ? Que les inondations soient dues au fait que plus rien n’arrête l’écoulement des eaux de pluies?

Il est si facile de rendre les éléments naturels coupables, ou encore de les voir comme l’instrument d’une punition divine. Comme auparavant dans le théâtre grec, la catastrophe était la dernière des cinq parties de la tragédie, le dénouement où le héros recevait sa punition, généralement funeste.

Il est temps de regarder en face nos responsabilités.


Tiphaine Vanberten

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