lundi 16 mars 2009

Des degrés Celsius en plus dans l’air, des litres en plus dans la mer

L’homme, par son envie de toujours faire plus, de toujours faire mieux, est le principal responsable des dégradations que subit la nature, la planète. Il détruit peu à peu le milieu dans lequel il vit. Tout le monde le sait, tout le monde en parle, c'est même devenu un des sujets phares des hommes politiques, élaborant des projets pharamineux pour que la planète « guérisse des plaies qui la font souffrir ».

Cependant, l’investissement fourni pour tenter de limiter les dégâts est moindre comparé à l’ampleur du désastre que subit l’environnement. L'homme est depuis longtemps capable de limiter son impact sur la Nature, mais le fait-il vraiment et le souhaite-il réellement?

Il faut savoir que la planète s'échauffe anormalement. La fonte des glaces est due au réchauffement climatique que subit la terre de manière intensive depuis maintenant une dizaine d’année. Au cours des 40 dernières années, 40% de la banquise a fondu et de très graves perturbations pourraient avoir lieu dans l’avenir si nous ne réagissons pas : disparition des glaciers et de la banquise, montée du niveau des mers... Mais le processus semble déjà bien en route : selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat datant de 2007, la fonte des calottes glaciaires et des glaciers de montagne représenterait 1,2 mm par an et ferait donc élever sensiblement le niveau des mers ; un constat plus qu’inquiétant.

C'est l'accumulation dans l'atmosphère des gaz à effet de serre qui perturbe le climat de la Terre. Ces gaz proviennent notamment de la plupart des activités humaines : transports, industries, agriculture, production d'énergie, chauffage... L’accord de Kyoto visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour ainsi enrayer le réchauffement de la planète est certes bénéfique pour la planète, mais sa principale faiblesse est toutefois de ne pas avoir été ratifié par le plus grand pollueur du monde, les Etats-Unis. Il est donc impératif de changer nos modes de vie pour réduire efficacement ces gaz polluants et rétablir l'équilibre du climat. C'est possible et les solutions existent : il nous reste à les mettre rapidement en place tous ensemble !

Climat perturbé, conséquences désastreuses à envisager ! Depuis plusieurs années, la calotte polaire de l’hémisphère Nord fond et le nombre d’icebergs ne cesse de croître: en 1970 on en comptait environ 400, en 1990, plus de 1000. La NASA a par ailleurs constaté que tous les dix ans l’Arctique perd environ 10% de sa couche de glace permanente. En l’espace de deux ans, la banquise a perdu 22% de sa surface. L’océan Arctique pourrait alors être dépourvu de glace d’ici 50 à 100 ans, ce qui aurait des répercussions dramatiques sur le système climatique de la planète. La fonte du Groenland ou de l’Antarctique (qui renferme 90% de la glace et 70% des réserves d’eau douce) mais aussi des glaciers, ferait monter sensiblement le niveau des mers. Leur disparition aurait des influences néfastes sur les courants marins et pourrait provoquer la diminution de l’énergie solaire. En effet, celle-ci est réfléchie par la glace et est de plus en plus absorbée par les eaux.

Si la totalité des glaces de l'Antarctique fondait, le niveau moyen des mers du globe monterait de 57 mètres. La fonte de cette glace menacerait les Etats insulaires du Pacifique et de grandes métropoles côtières. La plaque glaciaire Wilkins, dont la superficie a déjà diminué d'un tiers, est sur le point de se disloquer.

Sur la période 2007/2008, des études tendent à démontrer une accélération du phénomène de fonte de la calotte glaciaire notamment du Groenland. L’effet mal appréhendé est facilement explicable : la fonte des glaces de surface s’accélère entrainant un glissement substantiel du socle et l’immersion du Groenland dans des eaux de plus en plus chaude.


carte du WWF montrant l'évolution de la superficie de la calotte glaciaire 1982/2005/2007

Gageons que la planète pourra patienter jusqu’à ce que des mesures radicales et appropriées soient mises en place par l’ensemble des nations afin d’ éviter une trop forte montée des eaux et par conséquent un accroissement de phénomènes météorologiques violents, des déplacements massifs de populations (îles du Pacifiques, pays du Benelux et France, en Chine Méridionale ou en Louisianes) et des perturbations importantes dans notre système économique. On constate que le phénomène est déjà en marche. Certaines régions du monde tendent actuellement à disparaître : le Bangladesh s’enfonce dans les profondeurs de l’océan indien. En effet, le niveau de la mer qui augmente sans cesse amplifie l’érosion. Plusieurs mètres de terre par jour sont détruits et la population se voit dans l’obligation de partir.

Agissons intelligemment et proprement. Préférons les carburants propres aux 4x4 trop polluants et parions sur les énergies renouvelables pour favoriser notre développement. « Le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux », Nicolas Hulot.



Hélène Michelet


Sources :


- Site de LGGE

- Site de CNRS

- Site de WWF

- Site de Ushuaia

- Site de Ecolo Trader

- Site de Evene

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